Contact & Presse

Élections européennes du 25 mai 2014 : l'Autre Cercle en pointe pour les droits des LGBT !

Publié le Lundi 19 Mai 2014
Actu non envoyée par mail

 

 À l'initiative de l'Autre Cercle, l'Association Européenne des Manageurs Gay et Lesbiens, (EGMA) instance européenne représentative de nos homologues en Allemagne, en Autriche, en Belgique, aux Pays-Bas, en Italie et en Suisse, adopte une proposition adressée aux candidat-e-s des formations politiques de l'Union, à la veille de élections européennes du 25 mai prochain.

 

Cette initiative est une première au plan européen. Elle démontre non seulement le dynamisme de notre association mais aussi et surtout la qualité du travail collectif conduit avec nos associations jumelles. Merci à l'équipe du pôle international, en particulier à Geoffrey Ross.

 

Nous demandons aux formations politiques européennes d'intégrer à leur programme électoral les 13 points suivants, en faveur d'une société plus inclusive et plus respectueuse de la diversité :

 

Liberté de mouvement pour les citoyens LGBT et leurs familles

 

1- La non reconnaissance réciproque d’unions entre personnes de même sexe est une entrave à la liberté de circulation. Elle peut notamment être un obstacle à une mutation professionnelle d’un Etat membre à un autre. L’Autre Cercle avait déjà organisé une conférence sur ce thème en novembre 2011 à Strasbourg dans les locaux du Conseil de Europe, en coopération avec la ville de Strasbourg et sous le patronage du Secrétaire Général du Conseil de l’Europe, Monsieur Thorbjørn Jagland  (voir  http://www.autrecercle.org/page/la-conference-internationale-de-l-autre-cercle-a-strasbourg-les-18-et-19-novembre-2011). Elle soutient la déclaration* adoptée à l’issue de cette conférence

 

2- Tout type (composition) de famille devrait pouvoir bénéficier de la même protection et des mêmes possibilités de mouvement dans n’importe quel Etat membre.

 

Lutter contre les discriminations, faire évoluer les mentalités

 

3- Veiller à la reconnaissance de l’homophobie et de la transphobie dans le domaine pénal au niveau européen. Le racisme et la xénophobie sont déjà reconnus ainsi.

 

4- Suite à l’adoption du rapport LUNACECK par le Parlement Européen, nous souhaiterions que le nouveau Parlement continue à faire pression sur la Commission afin de proposer un plan d’actions pour les LGBT en Europe.

 

5- Automatiser la prise en compte de l’égalité des LGBT dans les politiques d’élargissement et d’Affaires étrangères de l’UE.

 

6- Nous demandons à l’UE de s’assurer de la bonne mise en œuvre des lois anti-discriminations dans l’ensemble des Etats membres.

 

L’Europe : un employeur exemplaire

 

7- Nous souhaiterions que l’UE, en tant qu’employeur, poursuive son engagement dans une démarche diversité sur l’ensemble des critères sans occulter celui de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre et qu’elle continue à former les managers et responsables de l’UE aux mécanismes de discriminations.

 

8- Nous préconisons que l’UE prenne en compte lors des appels d’offre le critère de l’engagement des sous-traitants dans une politique diversité.

 

9- Nous demandons la transposition complète de la directive européenne sur l'égalité professionnelle (2000) et de celle consacrée à l'égalité de genre (2006).

 

10- Nous demandons l'application par les États des décisions de la Cour de justice européenne, notamment de celles de 2011 et de 2013 prononçant l'égalité de traitement entre les unions civiles de personnes de même sexe et les couples mariés, eu égard notamment aux avantages sociaux et aux pensions de retraites.

 

Améliorer la protection contre la discrimination à l'emploi.

 

11. Continuer à mettre à profit l'influence du Parlement européen sur la Commission pour qu'il présente son rapport sur l'état d'application de la directive du conseil (2004/113/EC) relative à l'égalité d'accès aux biens et services et publier des données actualisées sur les mesures d'application en cours dans les différents États. Par ailleurs soutenir l'extension de cette directive aux groupes minoritaires incluant les citoyens européens LGBT.

  

 

 Reconnaître et protéger les LGBT victimes de crimes de haine.

 

12- À la suite de l'adoption le 13 mars 2013 de la résolution non-contraignante pour renforcer la lutte contre le racisme, la xénophobie et les crimes de haine, peser sur la Commission européenne pour ajouter l'homophobie et la transphobie à la liste des discours de haine et violences sanctionnés par l'UE. 

 

Améliorer la connaissance des droits et le signalement des discriminations.

 

13- Demander à la Commission européenne de garantir le respect de la Charte des Droits fondamentaux de l'Union européenne, qui interdit la discrimination basée sur l'orientation sexuelle.

(Les personnes transgenres sont protégées contre la discrimination sur la base du "sexe" dans la charte des droits fondamentaux, en accord avec la jurisprudence de la Cour de justice).

 

Ces 13 points sont importants au vu des recherches menées par l'Agence européenne des droits fondamentaux. Elles font l’objet, notamment, d'une publication parue en mai 2013 à partir de sondages effectués sur une période de 5 ans auprès de personnes LGBT. Elles révèlent que, dans de (trop) nombreux États membres, les lesbiennes, gay, bisexuels et transgenres sont confrontés à la discrimination et au harcèlement quotidiens, ce qui non seulement leur porte préjudice et alimente les préjugés sur les personnes homosexuelles et transgenres, mais nourrit aussi des attitudes et des comportements intolérants envers un groupe minoritaire de personnes, pas toujours visibles

 

Parce que l'Europe, c’est notre vie quotidienne, synonyme d'importants progrès contre l'homophobie et les discriminations, faites entendre votre voix le 25 mai prochain !

 

Parce que le Parlement européen dispose de pouvoirs importants, ne laissez pas sa gouvernance aux mains des opposants à l'égalité des droits !

 

Partager cette page